La journée de diffusion du 30 mai 2017 à Padoue: en résumé


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Le 30 mai 2017, le département FISPPA de l'Université de Padoue a organisé la troisième journée de diffusion du projet Erasmus+ EureK. Le but de la réunion était de faire le point sur la question des compétences clés en Italie à la lumière des plus récentes indications de la Communauté Européenne : comment la Recommandation Européenne de 2006 se transpose et, surtout, se met en œuvre dans les pratiques de formation du pays ? Une attention particulière était portée sur les contextes informels et informels comme champ d'acquisition de ces compétences pour les adultes. La présence des partenaires du projet EureK, des étudiants, des chercheurs et des éducateurs participants ont permis d’enrichir la discussion avec la comparaison avec d'autres réalités européennes et avec la recherche académique et appliquée dans ce domaine.

La réunion a été ouverte par les mots de bienvenue du Directeur du Département FISPPA, prof. Milanesi, qui dans son le discours introductif a mis l'accent sur la valeur scientifique, sociale et culturelle des projets européens, comme Eurek. Ils permettent une coopération de recherche efficace et favorisent l'avancement et le partage des connaissances. Pour compléter l'introduction à la journée de travail, le coordinateur du projet André Moisan a présenté le but du projet EureK, ses phases et les résultats finaux attendus. Moisan s'est ensuite adressé aux différents partenaires pour qu'ils présentent leur propre chantier de "recherche-action”.

La journée s'est divisée en deux temps : une première partie consacrée à des présentations plus théoriques et une seconde partie consacrée à l'état des travaux des deux chantiers de recherche-action italiens d'EureK.

Session du matin


Elle était coordonnée par Chiara Biasin, professeure agrée de Fisppa et responsable de l'unité de Université de Padoue.

Giuseppa Montalbano, une chercheuse de l’INAPP (ex. Isfol), a expliqué comment l'Italie essaie de combler l'écart qui la sépare de nombreux pays européens (y compris la France, la Belgique et le Portugal, qui participent à EureK) en matière de reconnaissance et validation de compétences acquises par des adultes dans des contextes non formels et informels. L'intervention a fait le point sur la situation juridique italienne, en examinant les lois et les règlements mis en place pour bâtir un système de validation national et de certification des compétences des adultes. Montalbano a essayé de résumer les nombreuses expériences qui ont été réalisées sur le sujet depuis une décennie par des organisations régionales, en l'absence de législation nationale. Montalbano a expliqué que les trois Ministères (du travail, de l'éducation, des politiques sociales), ainsi que les partenaires sociaux, sont en train de travailler pour créer, d’ici au 2018, un système unique. Il s’agit de prendre en compte les excellents résultats des expériences locales (en tant que best practices) et les harmoniser dans un modèle national commun (normes, outils, activités, répertoire national des qualifications, services aux citoyens, politiques d'apprentissage).

• L'intervention de Paolo Di Rienzo, professeur agrégé à l'Université de Rome Tre, s'est centrée le sujet de l'apprentissage tout au long de la vie : il s’agit là d’une perspective culturelle et politique dans laquelle l'approche de la compétence est centrale. En analysant le concept de compétence, Di Rienzo a également abordé la question de la validation de compétences acquises en contextes non formels et informels en vue de repenser le système de formation continue des adultes en Italie.

• Ernesto Passante, membre de l'UCRIDA, Unité de coordination de la région de la Vénétie sur l'éducation des adultes, a souligné le besoin, pour l'Italie, de faire face à d'importants facteurs démographiques, sociaux et culturels qui montrent l’urgence de construire un système national d’éducation et formation centré sur les adultes et leurs compétences. La naissance des CPIA (Centres Provinciaux pour l'Instruction des Adultes) et leur diffusion de plus en plus capillaire sur le territoire depuis l'année scolaire 2014-2015 a permis la création de cette importante innovation au sein du système éducatif formel italien. Par le CPIA, les adultes peuvent obtenir des titres d'études et des certifications de formation, surtout en situation de chômage ou de migration, par des programmes de formation de type personnalisé.

• La matinée s'est terminée avec la communication de Mauro Tescaro qui a présenté le Politecnico Calzaturiero. Cet organisme professionnel intervient en appui auprès du tissu industriel des PME produisant des chaussures de luxe dans la Riviera du fleuve Brenta, en Vénétie. Tescaro a expliqué le fait que, pour améliorer les services de gestion, de conception et de production, des nouvelles stratégies d’organisation et de formation sont obligatoires. En particulier, la transformation dans l’« entreprise numérique » (l’ « Industrie 4.0 ») exige le développement de nouvelles compétences pour des nouveaux profils professionnels. Les soft skills et les compétences clés européennes jouent donc un rôle fondamental dans ce changement : elles sont parties intégrantes des compétences professionnelles et des compétences techniques des travailleurs de l'entreprise.


Session de l'après-midi


Les travaux du séminaire ont ensuite été poursuivis dans l'après-midi avec une table ronde, coordonné par Maria Chiara Pacquola, docteur à l'Université de Macerata, consultante en formation et co-responsable de l’unité de recherche italienne du Politecnico Calzaturiero. La table ronde a abordé la question des compétences européennes clés dans le contexte de la formation continue. Elle a fait le point sur les deux « chantiers » de recherche-action italiens du projet EureK, se situant tous les deux dans des situations d'apprentissage non formel et informel.

• Camillo Da Re, de la société Maretto, a expliqué comment, dans l'usine de chaussures dont il est le directeur, l'introduction de la lean organisation et des soft skills, liées aux compétences clés européennes, encouragent l’innovation. Parmi les compétences européennes, l'esprit d'entreprise et l'"apprendre à apprendre" permettent de face au changement. Le renforcement de ces compétences dans des travailleurs du secteur fait l’objet de la recherche-action liée à EureK.

• Antonella Cesari, présidente de Geapolis, association de la province de Viterbe consacré à la diffusion de la culture de l'éducation des adultes, coordonne l’autre recherche-action italienne, avec une autre association du territoire Bolsena Ricama. La recherche-action vise à identifier et à reconnaitre les compétences techniques et les compétences européennes clés dans le travail, artisanal et créatif, de la dentellière. On focalise, en particulier, sur la compétence "apprendre à apprendre". La construction d'un répertoire de qualification professionnelle, dans lequel cette capacité d'apprendre à apprendre fait partie, va permettre la création d’un système d'évaluation et de validation des compétences dans ce domaine. La finalité est de construire un système pour l'étendre sur les 16 écoles italiennes de la dentelle, et ainsi faire reconnaître la dentelle italienne après de l'UNESCO en tant que patrimoine immatériel de l'humanité.


À la fin de la journée, le débat entre les participants a permis apprécier la valeur des interventions et de saisir les suggestions proposées par un échange productif d'idées et de propositions d'approfondissement.



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